Abbay de Sylvanés
2015-08-16
21:00
France
Aire du cloitre plein air
38e Festival de musiques sacrées de l’Abbaye de Sylvanès : des musiques pour un monde meilleur. Du 12 juillet au 30 août 2015. Par Jacqueline Aimar

Et si, par la beauté on pouvait, un peu, améliorer le monde ? Par la musique, on espère déjà adoucir les mœurs, mais il en faudrait, encore et encore et infiniment encore…

Dans le beau cadre un peu sauvage de l’Abbaye de Sylvanès, nichée au creux des bois au fond d’un vallon profond, le 38e festival de Musiques sacrées et musiques du monde, haut lieu de culture et de spiritualité, empruntera en 2015, « les Chemins d’Humanité » ouverts à tous les hommes du monde, à leurs voix et leurs espoirs.
Le festival ouvre sur la beauté de la musique sacrée d’hier avec la Messe de la Trinité de Mozart par l’Ensemble vocal de Montpellier et se poursuit par une Schubertiade nocturne avec l’Ensemble Contrepoint dirigé par Michel Piquemal, quand la Nuit du Bel canto reçoit Verdi, Bizet et Puccini avec l’Orchestre Symphonique des Jeunes de Strasbourg, alors que Bernard Tétu est en personne à la tête des Chœurs et Solistes de Lyon pour le Stabat Mater de Dvorák.
Mora Vocis et ses voix féminines présentent une création inédite, Femmes au tombeau avec Caroline Marçot en soliste pour des monodies du Moyen Age.

Outre les musiques sacrées, les chants polyphoniques corses de Barbara Furtuna, la Squadra di Genova et ses voix du vieux port de Gênes et les célèbres Oxford Voices ouvrent la voie à un dialogue de polyphonies auquel s’ajoute le chœur toulousain Les Eléments et ses mélodies espagnoles et portugaise, avec Iberia. L’orchestre arabo-andalou de Fès contribue aux échanges avec ses chants judéo-espagnols et le Symphonique Circus propose un concert inédit, puissant et lyrique.
Poursuivant son ouverture sur le monde l’Abbaye de Sylvanès accueille aussi la chanteuse de fado portugais Carla Pires et des musiciens et danseurs de razbar venus du Turkestan. D’autres voyages au-delà des steppes mongoles au son d’une viole à tête de cheval alors que le Chœur de l’Oural offre un répertoire russe et le chœur la Grâce, un répertoire gospel et des chants du Congo.
Il est à noter que d’autres rencontres, avec la famille Bach, avec le tango, ou avec Mozart et les Vêpres d’un confesseur s’ajoutent à ce programme infiniment riche.
Et il est à noter aussi que les grands concerts de ce festival, le Stabat Mater de Dvorak et la Messe en si de Schubert interviennent à l’issue d’atelier choral ou d’académie de musique qui permettent des rencontres entre choristes confirmés, solistes et musiciens professionnels et aboutissent à la production de telles œuvres, remarquables et souvent difficiles, contribuant ainsi à la satisfaction de tous les interprètes Et au plus grand bonheur des spectateurs.

Comme on le voit, ce sont bien des musiques et donc des hommes dont les voix trouvent un écho sous les voûtes de Sylvanès, dans le grand chœur sous le haut vitrail en étoile qui affirmait, comme on le sait, les espoirs des hommes en plus de sagesse et de raison. Jacqueline Aimar

Du 12 juillet au 30 août
réservations : 05 65 98 20 20

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